Pas loin du Pic de Cestrèdes

Mes vacances avaient commencé par la montagne, en Ariège. Elles se terminent dans les Hautes-Pyrénées.
Paysage de désolation là où les inondations ont frappé. Le lit des rivières a décuplé, les buldozers doivent déblayer de magnifiques cailloux blancs lissés par la crue et on passe par le centre de villages au lieu d’emprunter la nationale, encore coupée.
La route d’accès à cette randonnée aussi est coupée. Il faut marcher une demi-heure de plus pour accéder au parking. Ensuite 1h30 de montée raide. Je dois avoir douze ou treize kilos sur le dos ! En effet nous avons pris la tente au cas où le refuge serait occupé.
Le refuge est vide et nous y arrivons peu avant la nuit. Le brouillard se dissipe et nous avons quelques aperçus des crêtes environnantes.
Le lendemain matin temps superbe, pas un nuage. Faut-il passer à droite ou à gauche de la rivière ? Par où nous passons en tout cas le chemin est difficile, par moments cela semble plus accessible de l’autre côté... Mais attention il nous faut prendre carrément à droite après... après quel ruisseau au fait ?
Il semble en tout cas que nous ayions grimpés trop à gauche : le sommet semble inaccessible de là où nous sommes... Nous devons nous résoudre à descendre, si près du but. il nous fallait encore grimper 200, 300 m ?
La descente ne fut pas plus facile. Aussi raide. Mes jambes avaient rarement été sollicitées aussi longtemps dans ces conditions. A la fin j’aurai l’impression qu’elles ne me porteront plus !
Pourtant nous continuons à nous promener dans cette vallée superbe. Ce n’est pas un parc mais il y a des dizaines de fleurs de variétés différentes.
Malgré la fatigue bien belle balade :)

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